Les femmes sont fatiguées. Et personne ne fait rien.

Il est 06 : 50 alors que j’entame l’écriture de cet article. Il ne sera pas long – ou si – mais je voulais parler d’un sujet banal pour certains mais tellement omniprésent dans la vie de beaucoup de femmes : la fatigue.

Il n’est même pas encore sept heures que j’appréhende déjà le reste de la journée. Se coucher épuisée et se réveiller toujours aussi fatiguée que la veille est quelque chose que je vis au quotidien et je sais que je ne suis pas la seule.

Les femmes sont épuisées. Et les mamans, particulièrement, le sont encore plus. Car oui, au-delà des jolies photos postées sur Instagram avec nos loulous, il y a une réalité parfois bien difficile. Attention, dans cet article, je ne suis pas en train de victimiser les mamans, mais je veux parler de cette condition que vivent tellement de femmes mais trop souvent banalisée.

Les femmes sont épuisées. Et les mamans, particulièrement, le sont encore plus.

Etre maman, c’est ne pas compter ses heures de travail. C’est être sollicitée tous les jours par sa famille. C’est être disponible 24h/24 et 7j/7. C’est allaiter plus de 10 fois par jour, voire plus, sans répit. C’est ne pas manger forcément équilibré tous les jours. C’est ne pas voir le temps de prendre soin de soi, au bénéfice des autres. C’est vivre parfois la dépression postpartum, ou le burnout maternel. Ce sont les longues files d’attente chez le médecin, l’épicier, le gynécologue. C’est rêver de vacances sans jamais les avoir. C’est attendre impatiemment que nos enfants grandissent pour pouvoir enfin souffler.

Une chose est sûre, la responsabilité de la prise en charge d’un enfant ou même d’une maison ne doit pas uniquement être l’affaire de la mère, de l’épouse, mais dans la réalité, les femmes sont celles qui font le plus dans les foyers. On attend beaucoup de nous, et nous-mêmes sommes parfois les premières à nous mettre la pression pour telle ou telle chose.

Résultat : nous devenons des femmes constamment épuisées, sur les nerfs, frustrées et aigries. Car oui, si la santé mentale peut avoir des répercussions sur la santé physique, l’inverse est aussi possible.

Quelques exemples des conséquences de la fatigue sur la vie quotidienne :

  • Irritabilité
  • Perte de mémoire
  • Difficulté à se concentrer
  • Maladresse
  • Perte ou prise de poids
  • Somnolence

C’est triste de réaliser que j’ai vécu (et continue de vivre) chacune de ces conséquences. C’est encore plus triste de se dire que je ne suis pas la seule, et que quelque part, dans le monde, à l’heure où je couche ces quelques mots sur « papier », des dizaines de femmes vivent la même chose, voire pire.

Les femmes sont fatiguées, et personne ne fait rien contre ça.

Je rends grâce à Dieu de ce que pour ma part, je suis mère au foyer ; ce qui implique que je n’ai pas à être performante au travail ET à la maison, mais ça n’en demeure pas moins un défi quotidien pour moi, car je suis créatrice de contenu. J’ai une chaine YouTube, un compte Instagram où je suis très active, des ebooks à écrire et des formations à faire on a daily basis. Et j’ai remarqué que peu importe le degré de fatigue ou encore la quantité d’activité que tu fais au quotidien, on attend toujours de toi que tu sois compétente partout.

  • Tu dois allaiter ton enfant exclusivement mais être présente tout de suite après ton congé maternité ;
  • Tu dois nettoyer, balayer, astiquer mais en même temps, n’oublie pas que tu as une carrière ;
  • Tu dois être toujours présente pour tes enfants, en tout temps et en tout lieu, mais “quand même être mère au foyer, c’est être paresseuse alors trouve-toi un emploi qui te permettra d’être « occupée » mais pas trop non plus.

Ah ! Je voulais éviter d’aborder les choses sous l’angle des genres (homme/femme) mais here we are. Je ne pense pas que la société mette autant de pression à l’homme. Un homme, qui est très performant dans son travail et connait une réussite professionnelle mais qui est lamentable dans son rôle de père et/ou d’époux ne sera jamais autant critiqué qu’une mère qui excelle dans son entreprise mais qui n’est pas aussi irréprochable dans son rôle de mère. On attend de nous que nous fassions tout, sachions tout, excellions partout, mais je pense que ce n’est pas chose aisée.


Que faire alors ? Arrêter de travailler ? Fuir nos familles ? Ne jamais faire d’enfants (pour celles qui lisent mon statut et sont terrorisées à l’idée d’avoir des enfants – désolée).

NON.

Je crois fermement en une maternité épanouie. Une maternité libre. Une maternité où on n’a pas besoin de sacrifier ses besoins émotionnels, spirituels et physiques pour le compte de celle-ci. Et je pense que cela réside dans le mot : équilibre.

Nous, femmes, devons apprendre à être équilibrées. Nous devons reconnaitre que nous ne pouvons pas forcément tout faire, ni exceller partout, mais nous devons apprendre à suivre notre cœur et à faire ce qu’on PEUT faire aujourd’hui, et maintenant. Apprenons à écouter notre corps, et à ralentir la cadence quand cela est nécessaire, sans nous sentir jugées. D’ailleurs, il serait peut-être temps de nous affranchir du regard des autres – de la société – et vivre de manière plus intentionnelle.

Apprenons à écouter notre corps, et à ralentir la cadence quand cela est nécessaire, sans nous sentir jugées.

Ma prière aujourd’hui est que toutes nos activités ne nous conduisent plus à une asthénie chronique ou au burnout, mais que nous apprenions à choisir nos batailles.

J’avais prévu terminer cet article en donnant quelques exemples lus çà et là sur comment « guérir » de la fatigue mais je réalise que cela consisterait à faire encore plus d’activité (non sérieux, s’il faut ajouter une heure de sport chaque jour à mes journées déjà si chargées, je ne vais pas m’en sortir). Commençons donc par de petites actions quotidiennes qui peuvent nous aider à mieux gérer la fatigue quotidienne :

  • Faire autant de petites siestes que possible. N’en ayez pas honte. Si vous sentez une baisse d’activité, prenez une demi-heure pour vous reposer.
  • Prenez des vitamines. La vitamine C est très bien pour redonner de l’énergie en début de journée (je vais en prendre ce matin d’ailleurs) ou en début d’après-midi et vous pouvez en trouver facilement en (para)pharmacie. DISCLAIMER : Demandez toujours l’avis de votre médecin avant de prendre un médicament.
  • Créez-vous une « safe place » c’est-à-dire un endroit ù vous vous sentez en sécurité, et où vous pouvez relâcher la pression. Ça peut être une activité (randonnée, crochet, peinture, musique, lecture) ou un lieu (parc, montagne, plage, etc). L’objectif est de vous rendre dans votre « safe place » aussi souvent que possible pour vous aérer l’esprit.
  • Mangez équilibré aussi souvent que possible. Les aliments sont les sources d’énergie numéro 1 pour le corps humain.
  • Consultez un médecin si vous sentez que vous n’en pouvez vraiment plus et que vous manquez complètement de force pour faire quoique ce soit.
  • Priez. Je suis chrétienne et je crois que Dieu a le pouvoir de nous redonner de la force physique et mentale. La prière sera toujours la première option pour moi.

Il [Dieu] donne de la force à celui qui est fatigué, et Il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance.

La bible – éSAÏE 40 : 29

J’espère que cet article sera utile pour vous comme il l’est pour moi en ce moment, en m’aidant à commencer ma journée sur une note d’espoir et de créativité (écrire est ma safe place).

Dites-moi en commentaire ce que vous faites lorsque vous êtes fatiguées physiquement mesdames. Quelqu’un, quelque part, a peut-être besoin de vos conseils …

Avec tout mon amour,