Fin de grossesse, Coronavirus et équilibre émotionnel

Cela fait exactement 251 jours que je suis enceinte, et je ne peux que rendre grâce à Dieu d’être arrivée aussi loin. Bizarrement, j’ai l’impression que cette grossesse était plus longue que la première. J’ai l’impression d’avoir été enceinte toute ma vie, lol. D’ailleurs, c’est pareil pour mon entourage. Beaucoup sont surpris que je n’aie pas encore accouché, alors que je ne suis pas encore à neuf mois pleins. Cela me fait sourire, car si pour eux qui n’ont pas porté la grossesse, c’est long, alors pour moi …

Bref, la Parole de Dieu dit que la fin d’une chose vaut mieux que son commencement, et je le crois. Plus les jours passent, plus je vois le bout du « tunnel », enfin, l’issue de ce beau voyage qu’est la grossesse. A ce stade, mon bébé peut venir à tout moment, et il sera en parfaite santé. Bien sûr, je serai la plus heureuse s’il nait en Avril – haha, le meilleur mois, et ce n’est pas parce que c’est le mois de mon anniversaire – mais je me prépare comme si cela peut arriver demain, ou ce soir …

Seulement, l’atmosphère dans laquelle nous vivons en ce moment a failli avoir raison de moi. Bon, je ne suis ni la première ni la dernière personne qui vous parle du COVID-19, encore appelé Coronavirus. Ce mot est celui qui est sur toutes les lèvres en ce moment, et dont tous les médias parlent. Par exemple, la chaine française d’informations, BFMTV ne fait que parler de cela, peu importe l’heure, le jour. Je vis en France, plus particulièrement à Toulouse, dans le sud, et les nouvelles sont alarmantes. A l’heure où je vous parle, plus de 12.000 cas ont été confirmés partout dans le pays, et la psychose règne. Cet état de fait à conduit le chef de l’Etat, M. Emmanuel Macron, a prendre des décisions drastiques pour tenter d’endiguer la pandémie. La mesure phare reste le « confinement ».

Confiner : Enfermer quelqu’un dans un lieu, le tenir dans d’étroites limites.

Dictionnaire Larousse

Nous ne pouvons donc plus nous déplacer librement, si ce n’est pour aller travailler, lorsque le télétravail n’est pas possible, voir un professionnel de santé, ou faire des courses de première nécessité. Cette mesure est louable, et c’est d’ailleurs ainsi que la Chine a pu s’en sortir aujourd’hui, mais elle est venue jeter de l’huile sur le feu que créent déjà la peur, l’angoisse.

De mon côté, tout va bien ; aucun symptôme, ni chez moi, ni chez un membre de ma famille. Mais une question ne m’a pas quittée pendant les deux dernières semaines : comment puis-je accoucher « correctement » dans de telles conditions ? Sérieusement, je me suis surprise à prier pour que mon fils arrive même après le terme, juste pour que cette vague de pollution sanitaire et émotionnelle soit passée. Je parle de pollution émotionnelle car nous sommes pressés de toute part par des nouvelles de plus en plus dramatiques sur l’avancée des choses. Impossible d’être sur internet, ou de sortir sans entendre « Coronavirus ». Je refusais catégoriquement de faire venir au monde mon enfant dans une telle atmosphère mouvementée, mais j’ai compris que cela était complétement idiot.

Premièrement parce que je ne peux pas savoir à l’avance quand cette pandémie prendra fin – à moins que cela me soit révéler par le Saint-Esprit. Qui me dit que nous ne serons pas toujours confinés jusqu’en mai, juin, ou juillet ? Surtout que les Français n’ont pas encore pris conscience du danger je pense car ils sont encore nombreux à ne pas respecter les consignes de prévention.

Deuxièmement, que puis-je faire si bébé décide de sortir aujourd’hui ? Fermer les cuisses ?? Bah non, je vais simplement laisser Dieu faire son œuvre en moi et donner le meilleur de moi pour que cette naissance se passe bien.

Ainsi, finalement, pandémie ou pas, je dois garder à l’esprit que je suis sur le point de donner la vie, et que peu importe ce qui se passe autour de moi, il n’y a aucune raison que les choses se passent mal. Dieu est avec moi, mon mari aussi. Tout va bien.

Toutefois, j’ai choisi de garder mon cœur pendant ces dernières semaines de grossesse, de sorte à ne pas laisser l’anxiété me gagner et à garder un esprit calme, positif. Je refuse d’avoir une crise d’angoisse, et de mettre ainsi la vie de mon bébé en danger. En effet, l’enfant dans le ventre de sa mère ne consomme pas seulement les nutriments compris dans l’alimentation de celle-ci ; il se nourrit également de ses émotions, de ses sentiments, peu importe leur origine. Si donc vous êtes enceinte, je vous invite à vous éloigner le plus possible de toute source de stress en ces temps difficiles. Cela peut passer par la suppression de quelques applications de réseaux sociaux, ou simplement par éviter de regarder certaines chaines de télévision. Mais dans tous les ca, protégez-vous, et protégez votre bébé !

D’accord, Esther. Mais comment se protéger pendant la pandémie en étant enceinte ?

Certes, les femmes enceintes sont considérées comme des personnes à risque, mais les règles restent les mêmes :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Pratiquer la distanciation sociale, autrement dit, rester éloignée le plus possible des autres.
  • Restez chez vous !!! Demandez à une personne de votre entourage de faire les courses à votre place, et, si vous vous sentez seule, ou stressée, appelez votre mère, ou une amie, ou tout simplement embêter votre mari (haha, c’est ce que je fais !)
  • Priez : pour vous, pour votre famille, pour le pays dans lequel vous vivez, pour le monde. Everybody right now needs Jesus, and his peace.

D’ailleurs, avant de mettre un point final à cet article, je partage avec vous quelques passages de la Bible qui pourra nous être utiles dans ces moments où la peur gagne du terrain :

  • Psaumes 91

« Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut, Repose à l’ombre du Puissant. Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie ! Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, De la peste et de ses ravages. Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi. Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite, Tu ne seras pas atteint ; De tes yeux seulement tu regarderas, Et tu verras la rétribution des méchants. (…) »

  • Psaumes 23

« Cantique de David. L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours. »

  • Psaumes 50 : 15

« Et invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras. »

  • Esaïe 41 : 10

« Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. »

  • Esaïe 43 : 2 – 3

« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; Et les fleuves, ils ne te submergeront point ; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas. Car je suis l’Éternel, ton Dieu, Le Saint d’Israël, ton sauveur ; (…) »

  • Philippiens 4 : 6 – 7

« Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Avec tout mon amour,

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